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Sécuriser le maintien dans le logement après décès : droits renforcés du conjoint survivant

Publié le : 27/05/2026 27 mai mai 05 2026

La disparition d’un époux place fréquemment la question du logement au centre des opérations successorales. Afin d’éviter toute rupture brutale des conditions de vie du survivant, le droit français organise une protection spécifique du logement familial. L’étendue de ces garanties dépend du statut du couple et du mode de détention du bien, le conjoint marié bénéficiant du régime le plus protecteur.

Maintien temporaire puis viager dans les lieux : une protection forte du conjoint marié

Au moment du décès, le conjoint survivant dispose d’un droit temporaire au logement d’une durée d’un an. Ce droit s’applique de plein droit et lui permet d’occuper gratuitement la résidence principale ainsi que le mobilier la garnissant. Lorsque le bien appartenait au défunt ou aux deux époux, aucune indemnité n’est due. Si le logement était pris à bail, les loyers demeurent supportés par la succession pendant cette même période. Ce mécanisme est d’ordre public : aucune disposition testamentaire ne peut en priver le conjoint. Au-delà de cette année, le survivant peut solliciter un droit viager d’usage et d’habitation sur le logement constituant la résidence principale. Il doit manifester sa volonté dans l’année du décès. Ce droit subsiste jusqu’à son propre décès, sauf exclusion expresse par testament authentique. Il offre également une souplesse d’adaptation : si le bien devient inadapté, il peut être loué afin de financer une solution alternative, notamment un hébergement en établissement spécialisé.

Attribution préférentielle et différences selon le statut du couple

Lors du partage successoral, le conjoint peut demander l’attribution préférentielle du logement dès lors qu’il y résidait effectivement au jour du décès. Cette priorité lui permet d’en devenir propriétaire, sous réserve, le cas échéant, du versement d’une soulte aux autres héritiers. La situation diffère pour les autres formes d’union. Le partenaire lié par un PACS bénéficie d’un droit temporaire au logement d’un an, mais ne dispose pas automatiquement d’un droit viager et n’a pas la qualité d’héritier en l’absence de testament. Quant au concubin survivant, il ne bénéficie d’aucune protection légale spécifique : sans anticipation patrimoniale, il peut être contraint de quitter les lieux après le décès.

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